Normes et mise en conformité

Norme Maintenance industrielle (extrait norme AFNOR FD X60-000 mai 2002)

1. Introduction :

Le maintien des équipements de production est un enjeu clé pour la productivité des usines aussi bien pour la qualité des produits.
D’après Larousse : La maintenance est l’ensemble de tous ce qui permet de maintenir ou de rétablir un système en état de fonctionnement.
D’après L’association française de Normalisation (AFNOR X 60-010-1994) :
Ensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un bien dans un état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement, pour accomplir une fonction requise. Ces activités sont une combinaison d’activités technique, administratives et de management.

2. Différents types de maintenance :

On distingue deux formes de maintenance classée en fonction d’événement prévu et de l’état du matériel

Maintenance corrective

Ensemble des activités réalisées après la défaillance d’un bien ou la dégradation de sa fonction, pour lui permettre d’accomplir une fonction requise, au moins provisoirement.
 
La remise en état avec/ou sans modification.
Le contrôle du bon fonctionnement.

Maintenance préventive/prédictive/systématique

Maintenance ayant pour objet de réduire la probabilité de défaillance ou de dégradation d’un bien service rendu. Les activités correspondantes sont déclenchées selon :

Un échéancier établi à partir d’un nombre prédéterminé d’unités d’usages.
Et/ou des critères prédéterminés significatifs de l’état de dégradation du bien ou de service.

3. Définitions des opérations de maintenance :

Il existe des définitions normatives des différentes opérations de maintenance :

• Les normes donnent l’esprit d’une intervention mais ne définissent pas toujours clairement les opérations à effectuer
• Les normes ne couvrent pas toutes les prestations.

De ce fait, pour éviter toute ambiguïté, il est nécessaire pour chaque entreprise de définir parfaitement les prestations attendues ou effectuées (objectif, détail des opérations, etc.)

Réparation
Action définitive et limitée de la maintenance à la suite d’une défaillance…..

Dépannage
Action consécutive à la défaillance du bien, en vue de rendre apte et accomplie une fonction requise, du moins provisoirement.

Note : compte tenu de l’objectif, une action de dépannage peut s’accommoder de résultats provisoires et de conditions de réalisation, hors règle de procédures, de coût et de qualité et dans ce cas, elle sera suivi d’une réparation.

Vérification
Confirmation par examen et établissement des preuves que les exigences spécifiées ont été satisfaites……
Le résultat d’une vérification se traduit par une décision de remise en service, de réglage, de réparation, de déclassement ou de réforme. Dans tous les cas, une trace écrite de la vérification effectuée doit être conservée dans le dossier individuel de l’équipement.

4. Les niveaux de maintenance :

Pour mettre en œuvre une organisation efficace de la maintenance et prendre des décisions comme gestionnaire dans des domaines tel que la sous traitance, le recrutement de personnel approprié…, Les niveaux de maintenance sont définis en fonction de la complexité des travaux. L’AFNOR identifie 5 niveaux de maintenance dont on précise le service :

NIVEAU 1 :
Réglage simple prévu par le constructeur ou le service de maintenance, au moyen d’élément accessible sans aucun démontage pour ouverture de l’équipement. Ces interventions peuvent être réalisées par l’utilisateur sans outillage particulier à partir des instructions d’utilisation.

NIVEAU 2 :
Dépannage par échange standard des éléments prévus à cet effet et d’opération mineure de maintenance préventive, ces interventions peuvent être réalisées par un technicien habilité ou l’utilisateur de l’équipement dans la mesure ou ils ont reçu une formation particulière.

NIVEAU 3 :
Identification et diagnostique de panne, suivi éventuellement d’échange de constituant, de réglage et de d’étalonnage général. Ces interventions peuvent être réalisées par technicien spécialisé sur place ou dans un local de maintenance à l’aide de l’outillage prévu dans des instructions de maintenance.

NIVEAU 4 :
Travaux importants de maintenance corrective ou préventive à l’exception de la rénovation et de la reconstruction. Ces interventions peuvent être réalisées par une équipe disposant d’un encadrement technique très spécialisé avec des moyens importants adaptés à la nature de l’intervention.

NIVEAU 5 :
Travaux de rénovation, de reconstruction ou de réparation importante confiés à un atelier central de maintenance ou une entreprise extérieure prestataire de service.

5. Gestion de maintenance :

5-1 Principe de la gestion

Gérer c’est administrer, diriger, gouverner, exercer des fonctions de direction et de contrôle pour son propre compte ou pour le compte d’un autre.

La gestion de la maintenance dans une installation industrielle c’est :

1/ Définir des objectifs chiffrés et mesurables.

2/ Définir les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs.

Le gestionnaire de maintenance est responsable de la mise en place d’un système de gestion adapté à son entreprise, il doit tenir compte :

- Des spécificités de l’entreprise.
- De sa taille.
- De l’importance de la maintenance.
- Du degré d’information.

3/ Mesurer les résultats, les comparer avec les objectifs, analyser les écarts et décider des moyens à maître en œuvre pour corriger la déviation.

5-2 Les objectifs de la maintenance :

Les objectifs de la gestion de maintenance seront atteints si le gestionnaire maîtrise parfaitement les paramètres et les conditions de fonctionnement de l’entreprise.
Le rôle de la maintenance est donc de traiter les défaillances afin de réduire et si possible d’éviter les arrêts de production.
La maintenance est indissociable à la poursuite des objectifs conduisant à la maîtrise de la qualité, les zéros symbolisant les objectifs, concernant en effet la maintenance et un fonctionnement avec :

Zéro panne: c’est l’objectif matériel de la maintenance.

Zéro défaut: une production sans défaut qui nécessite un outil de production en parfait état et une organisation adéquate, tout produit présentant un défaut est assimilable à un arrêt de production et se traduit par une prolongation des délais et des coûts inacceptables.

Zéro stock et zéro délai ; une fabrication sans stock n’est pas compatible avec une livraison sans délai, que si l’outil de production est parfaitement fiable.

5-3 Aspects de la maintenance :

La maintenance d’un bien commence avec la prise en compte, dès sa conception, des notions de fiabilité, de maintenabilité, qui sont de plus en plus inscrites dans le cahier de charge.

Un équipement commence par une évolution peut de temps après sa mise en service. Ces caractéristiques, sa capacité à produire, la qualité de travail fournit, alors ses coûts d’exploitation peuvent diminuer. Il est donc indispensable d’agir pour le rendre conforme à un état initial.

Plusieurs solutions s’offrent alors :

- Intervention du constructeur.
- Intervention d’une entreprise extérieure spécialisée.
- Intervention de service de maintenance interne à l’entreprise.
- Intervention d'une service maintenance externalisé

6. Démarche de la maintenance :

Les interventions sur des équipements sont nécessaires pour la conservation de leur bon état de fonctionnement il est donc possible de garder en mémoire :

- Les pannes qui se sont présentées.
- Les coûts de remise en état.
- Le temps d’indisponibilité
- Les coûts de perte de production pendant l’indisponibilité
- Les modifications techniques à apporter…etc.

Cette nécessité conduit à mettre en place pour chaque équipement un dossier qui se présente en 2 parties :

* Dossier technique
* Dossier machine

6.1 Dossier technique :

Il regroupe tout ce qui est propre à un modèle de machine : données du constructeur, plans mécaniques et schémas électriques, nomenclatures de pièces détachées avec coût et délais… Il suffit d’un dossier technique par type de machine.

6.2 Dossier machine :

Relatif à chaque machine prise individuellement, les dossiers machines regroupent :

Les renseignements propres qui concernent cette machine (année de mise en service, montant d’investissement, configuration de fonctionnement, GRAFCET, GEMMA …

La trace écrite de toutes les opérations d’entretien réaliser sur la machine (historique ou traçabilité)


Norme ATEX

Le terme ATEX est donné à deux directives européennes réglementant les « ATmosphères EXplosibles » , la 94/9/CE est relative aux appareils et aux systèmes de protection destinés à être utilisés en atmosphères explosibles et la 99/92/CE concernant la protection des travailleurs susceptibles d’être exposés aux atmosphères explosibles.

La Nouvelle Directive Européenne 94/9/CE du 23 Mars 1994 concernant le rapprochement des législations des Etats membres pour les appareils et les systèmes de protection destinés à être utilisés en atmosphères explosibles, est entrée en vigueur le 1er Juillet 2003.

Depuis cette date, seuls les produits correspondants aux exigences de cette directive peuvent être commercialisés dans les pays de l’Union Européenne.

En résumé, nous pouvons distinguer trois types de zones :

ZONE 0 / 20 L’atmosphère explosible est toujours présente

Zone 0
Zone dans laquelle un mélange explosible de gaz ou de vapeurs est présent en permanence (la phase gazeuse à l’intérieur d’un récipient ou d’un réservoir clos constitue une zone « 0 »).

Zone 20
Emplacement où une atmosphère explosible sous forme de nuage de poussières combustibles, est présente dans l’air en permanence pendant de longues périodes ou fréquemment.

ZONE 1/ 21 L’atmosphère explosible est souvent présente

Zone 1
Zone dans laquelle un mélange explosible de gaz ou de vapeurs
est susceptible de se former en service normal de l’installation

Zone 21
Emplacement où une atmosphère explosible sous forme de nuage
de poussières combustibles, est susceptible de se présenter
occasionnellement en fonctionnement normal.

ZONE 2/ 22 L'atmosphère explosible peut être accidentellement présente

Zone 2
Zone dans laquelle un mélange explosible de gaz ou de vapeurs ne peut apparaître qu’en cas de fonctionnement anormal de l’installation (fuites ou négligences d’utilisation).

Zone 22
Emplacement où une atmosphère explosible sous forme de nuage de poussières combustibles, n’est pas susceptible de se présenter en fonctionnement normal ou si elle se présente
néanmoins, elle n’est que de courte durée

TERTIAIRE

Norme C15-100 (extrait)

Cette norme régit les installations électriques dans les locaux d'habitation depuis 1956. Très stricte, elle définit les règles à respecter pour garantir la sécurité des installations et le confort des occupants :respect des sections imposées pour les conducteurs en cuivre selon la nature du circuit, circuits d'éclairage et de prises distincts les uns des autres, conducteur de protection équipotentielle (masse) dans tous les circuits...La dernière version est mise en application depuis le 1er janvier 2009. Elle s'adapte aux besoins actuels : utilisation de plus d'appareils électroménagers et de matériel média (télévision, ordinateurs...), disparition des conjoncteurs "T", généralisation des prise RJ...

Logements neufs et anciens rénovés

Les nouvelles dispositions de la norme NF C 15-100 s'appliquent aux bâtiments neufs et anciens rénovés. Avant de vous raccorder au réseau, votre distributeur exigera une attestation de conformité (environ 100€) délivrée par le Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité (Consuel).

Logements anciens non rénovés

Si votre logement est ancien, (plus de 15 ans), vous n'êtes pas dans l'obligation de vous conformer aux nouvelles dispositions. Toufefois, depuis le 1er janvier 2009, un diagnostic des installations électriques de plus de 15 ans est obligatoire dans toute transaction immobilière. En effet, les installations datant d'avant 1991, ne sont plus aptes à supporter la quantité d'appareils électriques que nous utilisons aujourd'hui dans nos habitations. De plus, elles ne respectent pas les nouvelles règles de sécurité.